résumé

Alain Morel


Drogues, plaisirs et politique

Face à la question des drogues, la collectivité et « le politique », à l’instar de la médecine, s’intéressent principalement aux drogues en tant que facteurs de dangers mais ne prennent que très peu en compte le besoin de plaisir et de mieux être que recouvrent les consommations de ces substances psychoactives. C’est la raison fondamentale de l’inefficacité de la prévention, notamment envers les jeunes.
La recherche de satisfactions est un besoin constant chez les hommes, mais n’est pas toujours reconnue comme tel, tant les activités qui y sont liées se trouvent au cœur de la question morale : jusqu’où est-il acceptable d’aller ? Une question de choix individuel, mais culturellement et socialement fortement déterminé. Les consommations de substances psychoactives sont aujourd’hui constitutives du champ de l’expérience des individus, particulièrement à l’adolescence. Une expérience à borner et à limiter, certes, mais à accompagner surtout pour qu’elle prenne sens.